Activités spéléologiques du C.A.F. d'Albertville

Ce blog présente l'activité spéléologique du C.A.F. d'Albertville au jour le jour. Celle-ci concerne principalement l'exploration et la recherche de nouvelles cavités, dans les Alpes françaises, mais également à l'étranger (Espagne, Asie etc...).

28 septembre 2009

Tanne Carret, le retour...

Samedi 26 septembre 2009 :

Voilà un moment que nous avions laissé en suspens l’exploration de la tanne Carret. Les vacances à rallonge des uns, une météo parfois incertaine avaient contribué à repousser le moment de goûter à nouveau aux joies méandreuses du Margériaz…
Samedi, nous sommes cinq à la station sans compter les chasseurs (Patrick et Sandrine Degouve, Patrick Maniez, Erwan Merendet et Yann Tual). Le trou est particulièrement sec malgré la pluie qui est tombée la veille. Ca nous change et en l’absence du bruit du ruisseau, nous pouvons même papoter dans le méandre, histoire de tuer le temps. A la descente les sacs ne gênent pas trop et nous avons à notre disposition plus de 100 m de corde, des équipements à profusion et un perfo que nous ne regretterons pas, du moins pas avant la remontée. En 2 h, nous sommes au bord du P.20 à -245 m. Nous le réequipons complètement pour éviter la cascade qui aujourd’hui se résume à un pipi suintant le long de la paroi. Au bas, les ressauts glissants s’enchaînent jusqu’à notre terminus. Nous sommes à -276 m et le ruisseau se jette dans un petit puits. Grâce au perfo il est rapidement équipé. Mais en crue, il serait quasiment impossible de descendre sans éviter la cascade. Neuf mètres plus bas, après un bassin, il faut ressortir le perfo pour un nouveau puits de 4 m. A ce rythme, nous voyons fondre notre stock d’amarrage ainsi que nos batteries. Le suivant ne vaut guère mieux (3 mètres) et il va en être ainsi pour cinq autres verticales qui n’excéderont jamais la dizaine de mètres. Pour une fois, la topo ne sera pas loin derrière car en plus, le développement entre chaque ressaut est infime. A -320 m, le ruisseau semble marquer une pause et s’écoule désormais dans un méandre horizontal. Mais 20 m plus loin, c’est la consternation ; le plafond qui descend progressivement depuis les 3 derniers puits s’abaisse jusqu’à un siphon couvert de mousse de crue. On ne s’attendait pas à ça mais tout n’est pas perdu pour autant, car nous n’avons pas retrouvé le courant d’air présent dans la première partie du trou. Dommage, car aujourd’hui il est très faible et il n’est pas évident de voir où il se perd. Et puis, dans le pire des cas nous avons notre joker, « Manu » qui viendra bien tremper ses palmes dans cette gouille… Patrick en est convaincu, nous, nous émettons quelques réserves concernant les porteurs…
En remontant, nous fouillons le méandre et au bout du compte nous en concluons que le courant d’air se perd dans le haut du méandre au niveau du précédent terminus (escalade à faire) ou dans l’affluent au bas du P.20 qui s’arrête sur une escalade de 4 à 5 m.
La remontée est un peu plus besogneuse et il nous faut près de 5 h pour regagner la surface. Dehors il pleut mais les averses n’ont pas affecté le niveau du ruisseau. En revanche, il vraiment déconseillé de traîner ses bottes dans les méandres à partir de -171 m en cas de risque d'orage. A part le tronçon de fossile après le méandre des Pièces Jaunes, tout le reste n'offre aucun refuge... (TPST : 13 h)

Patrick Degouve

Carret
La zone terminale de la tanne Carret


  

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09 juin 2009

Du nouveau sur le Margériaz via Chavanu

Située sur le Margeriaz, la tanne Chavanu s’ouvre sur la droite de la combe de Chavanu 200m environ en amont de la gare du tire fesse, dans le talweg a gauche de la piste de ski (piste de gauche en regardant vers le haut de la station (à gauche de la gare de téléski). Cette tanne connue de longue date a été explorée par différents clubs de Savoie, et le dernier en date à avoir repris les explos est le club des ursus sous l’impulsion de Jean Botazzi, amené la par Patrick maniez.
Les ursus ont fait un travail de titan pour d’abord franchir la trémie terminale des précédentes explos, trémie qui présente un passage avec un enchevêtrement de blocs en équilibre qu’ils ont renforcé avec du ciment prompt.
Suite a cette trémie ils parcourent un méandre bas avec l’actif, qui se termine dans une salle confortable avec a sa gauche un départ en laminoir impénétrable a l’époque , mais parcouru d’un très fort courant d’air.
De très nombreuses séances sur plusieurs années (environ 12 séances), leur a permis de franchir en désobstruant environ 50 m de laminoir glaiseux, laminoir qu’ils ont franchi en fin d’année 2008.
Derrière ce laminoir ils découvrent 300m de galerie spacieuse avec à l’amont arrêt sur un laminoir ventilé a désobstruer et a l’aval un siphon de dimension correct.

 

Dans le courant du début d’année je suis invité par Aymeric des ursus pour aller plonger le siphon découvert au fond de chavanu.
Trois sorties ont été réalisées depuis :

7 février 2009
Participants : Aymeric et manu.
Plongée de reconnaissance du siphon ; 1 plongeur, 2h30 pour descendre au siphon, le siphon fait 25m pour 5m de profondeur, derrière une galerie avec voûte mouillante sur 20m puis a gauche remontant un amont de belle dimension (5 par 5), tout droit la suite de l’actif dans un méandre de 1 a 2m de large pour 5 de haut.
Le siphon équipé et la suite vue, je retourne auprès de Aymeric, nous reviendrons a plusieurs.
Le matériel est laissé devant le siphon : une combi neop 5mm, gants neop, masque, 2 bouteilles de 2l, 2 détendeurs, un sac.
Retour tranquille vers la surface, tpst 9h.

7 mars 2009
Participants : Aymeric et Manu, explo et topo post siphon.
Nous redescendons de quoi plonger pour un deuxième plongeur : 1 bouteille, 1 détendeur, une combi et un masque, des gants neop…un équipement light…
Le siphon est vite franchi et derrière nous attaquons le long travail de topo et d’explo.
Dans l’amont nous parcourons 150m environ et équipons un ressaut de 7 m et un puits de 14 m.
Au terminus de l’amont un méandre pénétrable (mais pas en neop au risque de les déchirer), nous arrête, il est possible qu’il donne en aval dans le méandre de l’actif ou nous avons trouvé un petit affluent avec un débit équivalent en rive droite.
Un petit système amont aval de dimension pénétrable est a poursuivre au bas du ressaut de 7m, avec du courant d’air.
Nous revenons vers le méandre actif et attaquons son explo ; au bout de 30 m environ nous sommes arrêtés au sommet d’un puits de 14 m, dont l’équipement même en décalant beaucoup reste très arrosé.
La suite reste dans les mêmes dimensions, à savoir un beau méandre de 1 a 2 mètres de large pour 2 a 20 de haut. Nous rencontrons un ressaut cascadant de 7m, que nous équipons dans l’eau sur un gros a.n., et après 300 m environ de première dans ce méandre nous décidons de nous arrêter sur... rien !
La galerie continue dans les mêmes dimensions… allez on cours sur 30m et on s’arrête au sommet d’un ressaut de 3m facile a désescalader.
Le retour au siphon est rapide, on se rééquipe, et vite on est de l’autre coté, il reste de l’air dans les bouteilles pour environ encore 4 explos.
Nous laissons tout le matériel de plongée et après des nouilles chaudes (réchaud gaz), nous attaquons la remontée, qui avec des sacs légers se passe très bien.
Nous sortons sur les pistes au milieu de la nuit, et nous croisons en luge les dameuses qui attaquent leur journée.
Tpst : 17h

Sortie du 29 mai 2009
Participants : Aymeric, Patrick Maniez, Manu.
Pour continuer l’explo Patrick nous rejoint et nous descendons et remontons le matériel de plongée pour lui.
Comme d’habitude nous sommes au siphon en 2h30 et les étroitures dans le laminoir d’argile sont de plus en plus faciles.

Chavanu01

Le méandre post-siphon après le P.14

Nous sommes efficaces et la plongée se déroule bien, vite nous posons les bouteilles et filons au terminus, Patrick est étonné de la taille du méandre (ça change de la tanne Carret !), et sans perdre de temps dés que nous rejoignons le cairn que nous avions fait nous attaquons la topo, Pat tire le fil, je fais les mesures et Aymeric prends les notes.
Le visées s’enchaînent très vite, nous croisons des ressauts que nous désescaladons, et après environ 150m nous arrivons a une cascade de 6m qui se jette dans un lac a l’entrée d’une galerie beaucoup plus grosse (salle Aglagla, 20 par 20 pour 30 de haut).

Chavanu04

Départ du S1

2 a.n. et un spit après nous voila à la nage pour traverser le lac, nous sommes dans une grande salle creusée a la faveur d’un affluent qui arrive a droite par un puits de 20 a 30 m, le sol est recouvert de beaux galets.
La suite après un carrefour de galeries qui se retrouvent après un court bouclage est de plus grande dimension (3 a 10 de large pour 5 a 20 de haut), nous quittons l’actif, pour une galerie fossile au sol et aux parois très foncées, avec des fossiles d’oursin (hauteriviens ?), nous suivons cette superbe galerie sur 200m environ avant de retourner dans l’actif qui est un méandre de dimensions plus grande que le premier actif après le siphon.

Chavanu06

Galerie en hauteur avant le siphon terminal.


Nous suivons ce méandre sur environ 150m avant de buter sur un puits de 14m au sommet d’une belle salle.
Vite équipé sur a.n., le puits est descendu et nous donne encore environ 150m de galerie qui vient buter sur un siphon, de toute beauté.

Chavanu10

Ambiance canyon

Nous commençons a chercher un shunt et nous trouvons une petite galerie perpendiculaire en hauteur qui nous donne sur un amont aval que nous topographions (environ 60m), et qui a l’aval après une forte descente dans le pendage redonne dans un siphon mais petit et boueux celui-la.
Nous voila à commencer le retour vers le s1 en regardant les différents départs, mais à priori nous ne trouvons rien hormis une possible continuation du méandre précédant le p14 terminale, mais de ce coté là il faudra faire de l’escalade artif probablement.
Pour retourner au s1 depuis le siphon terminale, nous mettrons 1h30, en fouillant, autant dire que malgré la distance le parcours est vraiment aisé.
Comme d’habitude on se transforme en plongeur (remarque avec plus de cailloux dans le sac c’est mieux pour couler !) ; et une fois de l’autre coté, nous plions tranquillement et mangeons des nouilles chaudes avant de prendre le chemin du retour, en sortant le matos de patrick.
A 2h45 je suis dehors, il me rejoignent vers 3h30, et a 5h30 tout le monde est dans son lit, après une sacrée explo de 16 heures.

Compte rendu : Manu Tessanne

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17 mai 2009

Tanne Carret, dernières explorations...

Samedi 16 mai 2009

  • Participants : D. Boibessot, E. Bunoz, P. et S. Degouve, P. Magniez, Y. Tual

Il a beaucoup plu la veille et durant la nuit. Aussi, nous craignons sérieusement de ne pouvoir retourner dans le méandre actif dans lequel nous nous étions arrêtés 15 jours plus tôt. Mais déjà au bas du P.70, nous constatons que le ruisselet coule modérément et que le gros de la crue a déjà du passer. Rapidement, nous nous retrouvons dans le méandre des Pièces Jaunes que nous trouvons à chaque fois moins pénible, à l’aller du moins… A la fin de celui-ci, nous fouillons les méandres supérieurs à la recherche d’anciens conduits qui pourraient court-circuiter les parties les plus aquatiques. En grimpant dans les plafonds, nous parvenons à progresser dans le haut du méandre, mais une vingtaine de mètres plus loin, nous nous arrêtons sur un puits d’une dizaine de mètres dans lequel se jette un petit affluent venu d’une cheminée. De toute évidence, nous venons de jonctionner avec l’extrémité amont de l’affluent de -170 m, aussi nous n’insistons pas et filons vers le fond. Après le rééquipement du P9 et une petite pause casse-croûte nous attaquons l’explo. Le P.10 arrose nettement moins et le méandre qui suit s’avère beaucoup plus praticable et en tout cas beaucoup plus esthétique que le reste de la cavité. Rapidement nous buttons sur une zone de voûtes basses peu engageantes, mais fort heureusement Pat nous dégotte un boyau supérieur tapissé de cupules d’érosion et qui nous permet, moyennant une courte étroiture et un ressaut de quelques mètres de retrouver la rivière. La suite est assez plaisante car le méandre, plus large, commence à descendre sérieusement. Les petits ressauts et les toboggans s’enchaînent en même temps que la direction s’infléchit vers l’est et le fond de la vallée. Après 350 m de progression et un peu plus de 60 m de dénivelé, nous parvenons sur un beau puits dans lequel se jette la rivière. L’équipement hors crue n’est pas évident et Yann et Dom s’y collent pariant sur le côté gauche du puits qui semble à peu près à l’écart des embruns. Pat prend ensuite le relais et tente la descente qui se termine sous la douche. En fait, le départ entrevu par Dom, 20 m plus bas est un amont et pour choper l’aval, il faut passer sous la cascade. Du coup, nous installons un téléphérique qui limite un peu la casse, mais ce n’est pas l’idéal et en crue, il serait totalement inefficace. Au bas, tout le monde est assez frigorifié et les attentes pour peaufiner l’équipement n’arrangent rien. Nous décidons de faire quelques visées vers l’aval avant de plier bagages. Le méandre reste assez confortable mais il devient localement très glissant et la remontée des ressauts qui s’enchaînent n’est pas très marrante. Vingt mètres plus loin, un nouveau puits barre la route. Estimé à 7 ou 8 m, il ne devrait pas poser de problème d’équipement, même si le débit est nettement plus important, gonflé notamment par l’apport de l’affluent à la base du P.20. Voilà près d’une dizaine d’heures que nous sommes dans le trou et nous en avons plein les bottes au sens propre comme au sens figuré. La remontée est toujours aussi fastidieuse sauf pour Dom qui se demande toujours où est ce qu’il y a un méandre dans ce trou… Nous ressortons vers 22 h (TPST : 13 h) avec un peu plus de 400 m de topo dans la musette. Le développement de la tanne passe à 1366 m pour une profondeur de 276 m.

Carret_carte
Report des galeries de la tanne Carret sur fond de carte IGN.
On remarque le net changement d'orientation qui s'opère à partir du P10 (terminus du 2 mai dernier). Désormais on se retrouve parallèle à la tanne aux Cochons mais un peu plus en aval ce qui laisse espérer encore de belles explos. (cliquer sur la carte pour obtenir une version plus grande)


Patrick Degouve

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03 mai 2009

Tanne à Carret, ça passe !

Après cinq grosses séances de désobstruction au fond de la tanne Carret, nous sommes enfin parvenus à des conduits pénétrables qui, pour le moment, restent indépendants des réseaux voisins (Tanne Chavanu et réseau Névé-Cochons). Près de 900 m de méandres ont été reconnus jusqu'à la profondeur de 180 m, mais Margériaz oblige, les conduits restent sportifs même si on peut les qualifier de confortables par rapport à certains réseaux qui ont fait la réputation du massif (Tanne aux Squelettes, Crolleurs etc...).

Compte rendu des dernières sorties :

  • Samedi 25 avril 2009

Participants : E. Bunoz, P. et S. Degouve, P. Maniez
Après trois semaines de vacances et avec cette douceur printanière nous pensions que le courant d'air ne jouerait plus en notre faveur. En fait, Patrick avait déjà fait une petite reconnaissance dans la semaine et il nous annonce qu'il n'en n'est rien. En revanche, la neige fond abondamment et le trou est bien humide. D'ailleurs, un petit ruisselet s'écoule dans le méandre et au fond, on perçoit nettement le bruit d'une cascade. Nous frappons un premier coup à l'entrée du passage étroit, mais le barrage formé par les éboulis fait monter le niveau d'eau dans le méandre. Le chantier devient très glauque car il faut à la fois évacuer les cailloux et en même temps aménager le cloaque dans lequel on patauge à chaque aller et venue. Nouvelle frappe pour accéder au virage. Ça devient bon car on devine la suite. Par contre nous sommes trempés car l’eau dégouline de partout. La troisième est la bonne. Derrière le passage étroit, une courte escalade suivie d'un ressaut mène à un élargissement au sol toujours très argileux. Le ruisselet qui serpente au milieu de ces accumulations de glaise se jette un peu plus loin dans un puits étroit. Fort heureusement, juste au-dessus, une pente suivie d'une courte escalade nous amène au bord d'un puits parallèle qui ne semble pas arrosé. En quelques minutes, nous enlevons les blocs qui masquent l'entrée et là, nous commençons vraiment à penser que nous tenons le bon bout. Nous retournons au bas du P70, coupons le rab de corde et empaquetons le peu de matériel d'équipement dont nous disposons. Je pars avec Etienne pour équiper le puits qui visiblement doit avoisiner la trentaine de mètres. Celui-ci est direct, mais la corde trop courte m'oblige à fractionner à 7/8 m du fond. Au bas, je retrouve le ruisseau, et la corde arrive juste à la confluence avec un autre actif au débit légèrement supérieur. En aval, une rapide reconnaissance me permet d'entrevoir un beau méandre pénétrable. Une fois tout le monde au bas du puits, nous nous jetons dans le méandre. Après une première cheminée dont nous ne distinguons pas le sommet, le méandre continue à serpenter, présentant ponctuellement quelques passages étroits. Mais après l'un d'eux, un nouvel affluent vient grossir le débit mais aussi le volume du conduit. Celui-ci toujours aussi régulier descend par petits ressauts. Nous nous arrêtons sur rien vers -130 m et ressortons après une bonne dizaine d'heures sous terre.

  • Mercredi 29 avril 2009

Participants : P. et S. Degouve
La neige a repris du service et du coup, nos craintes de trouver la tanne en crue s'estompent devant la dizaine de centimètres de poudre tombée durant la nuit. Nous descendons le puits en refaisant la topo puis nous nous échelonnons dans le méandre pour aménager certains passages. Pendant que Sandrine burine la dernière étroiture, je perfore pour utiliser le percuteur dans le premier méandre. Au bout d'une bonne heure de labeur, nous sommes parvenus à rendre le méandre moins pénible et surtout moins sale. Nous filons ensuite au sommet du P.30 que nous réequipons et à partir duquel nous débutons la topo. Nous dépassons notre terminus de samedi et après avoir rencontré un nouvel affluent et une petite cascade nous nous arrêtons pour en laisser aux autres qui seront tous là samedi prochain. Retour rapide, dehors il neige.. Le trou développe désormais 462 m pour 130 m de profondeur.

  • Samedi 2 mai 2009

Participants : E. Bunoz, P. et S. Degouve, P. Maniez
La neige fraîche de mercredi a totalement disparu mais il en reste suffisamment sur les pistes et dans les creux pour alimenter le karst d'autant plus qu'un soleil radieux est annoncé pour la journée. Nous parvenons assez rapidement à notre terminus topo. Pendant qu'Etienne et Pat partent en reconnaissance, Sandrine et moi poursuivons le relevé topo, accumulant les visées inférieures la plupart du temps à 3 m. Cela n'en finit pas, mais le méandre devient légèrement plus confortable au fur et à mesure qu'il récupère des affluents. Ceux-ci ne sont en général guère praticables sauf un qui s'écoule dans un méandre étroit en rive gauche. Au bout de quelques heures et après 600 m de méandre, nous parvenons à un élargissement correspondant à un carrefour de galeries étagés. En bas l'actif se perd dans des conduits étroits et humides. En revanche, en restant à niveau, un méandre plus spacieux double la galerie active. Nous continuons la topo par là et 70 m plus loin, nous retrouvons le ruisseau qui cascade en faisant un potin d'enfer. Il faut dire que le débit a progressivement augmenté depuis que nous sommes entrés dans le trou. Mais déjà un autre grondement se fait entendre et 20 m plus loin, l'actif se jette dans un puits de 11 m que nous parvenons à équiper hors crue par un méandre supérieur. Au bas, une nouvelle verticale se présente mais pour éviter une zone de Mondmilch nous devons remonter sur un palier qui correspond à l'arrivée d'un bel affluent. Du coup, pendant que Pat équipe le puits suivant (P10) nous topographions ce « vaste » conduit jusqu'à des escalades qui ne devraient pas poser de problème. Un net courant d'air provient d'ailleurs de cet affluent. Revenus à l'actif qui semble avoir encore grossi, nous rejoignons Pat qui se bat avec la cascade pour éviter d'être arrosé. Tant bien que mal, il parvient à équiper le puits en évitant le gros de la douche, mais l’arrivée dans un bassin glissant ne l’empêche pas d’être trempé jusqu’aux os… Qu’est ce que cela pourrait donner en période de crue ? Au bas, la rivière emprunte désormais un méandre de taille humaine parcouru par le courant d'air. C'est un peu un piège à rats et il faudra sans doute compter avec la météo avant d'aller plus loin. Nous le reconnaissons sur une vingtaine de mètres jusqu'à un ressaut de 2 m puis décidons de faire demi-tour vers -180 m. Les 600 m du méandre des Pièces Jaunes nous paraissent interminables même si les sacs sont bien allégés par rapport à l'aller. Du coup, nous ressortons de la tanne, bien calmés, vers 20 h 30 après 11 h d'explo et un peu plus de 500 m de première.

Info : Patrick Degouve

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29 mars 2009

Du nouveau sur le Margériaz

  • Samedi 14 mars 2009

Participants : E. Bunoz, P. et S. Degouve, P. Maniez
La Tanne Carret, au cœur de la station, est un beau puits de 70 m qu'aucun d'entre nous ne connaissait mais il était dans le collimateur de Patrick Maniez depuis un moment. Nous nous donnons alors rendez-vous en début d'après midi pour une visite en règle. En attendant, avec Sandrine, nous allons faire une petite reconnaissance dans le Nant de Rossane à Aillons le Jeune. Malheureusement, sans info, nous nous arrêtons au sommet d'un petit puits que nous hésitons à descendre en libre. A la station du Margériaz, le soleil a attiré de nombreux skieurs et le parking est bondé. Le puits est vite descendu grâce à des équipements en place. En revanche de vieilles cordes pendent dans le puits, sans nœud, et sur des amarrages douteux. Au bas, le tour est vite fait : deux branches en amont confluent vers une salle parallèle terminée par une amorce de méandre impénétrable. Mais au fond, ça aspire nettement et le bruit d'un ruisseau se fait entendre. Il n'en faut pas plus pour nous motiver et nous décidons d'attaquer, dés que possible, les travaux. Nous ressortons une paire d'heures plus tard, un peu désolés de n'avoir pas anticipé en emportant le perfo et de quoi entamer des travaux.

Carret_0005
Le sommet du P.70 a été aménagé avec lumière et passerelle pour les touristes.

  • Lundi 16 mars 2009

Participants : P. et S. Degouve
Ça fond toujours sur le Margériaz et le pipi à la base du puits est un ruisselet qui se jette dans le méandre terminal en faisant pas mal de bruit. Un premier tir permet de court-circuiter le ressaut étroit et d'accéder directement au niveau du méandre terminal. Un second nous permet ensuite de voir la suite, étroite et descendante. Mais cette fois-ci, il n'y a plus aucun doute sur le courant d'air. Nous ressortons vers 16 h via le nouvel équipement posé le matin même.

  • Samedi 21 mars 2009

Participants : P. et S. Degouve
Ca ne se bouscule pas pour désobstruer. Nous voici donc à 2 pour poursuivre les travaux. Ceux-ci vont bon train et le méandre bien que très étroit semble présenter quelques élargissements. Nous avançons de près de 2 mètres. Le courant d'air est particulièrement fort, et nous stoppons alors que le méandre semble s'enfoncer progressivement.

Carret_0008
Le P.70

  • Lundi 23 mars 2009

Participants : P. et S. Degouve
Le beau temps reste propice aux courants d'air. Celui-ci est particulièrement fort dans le méandre du fond. Nous avançons encore d'une bonne paire de mètres. Le méandre continue à descendre…

  • Mercredi 25 mars 2009

Participants : P. et S. Degouve, P. Maniez
Il a un peu neigé et l'hiver semble se maintenir. Avec lui, c'est le courant d'air qui conserve son régime aspirant indispensable à nos travaux. Cette fois-ci, Patrick est des nôtres et nous rejoint avec son Ryobi. A trois, l'évacuation des gravats va bon train et nous gagnons encore une paire de mètres. Un peu plus loin, on devine un élargissement ainsi qu'une petite résonance. En principe cela devrait être pour la prochaine séance..

  • Samedi 28 mars 2009

Participants : Patrick et Sandrine Degouve, Patrick Maniez, Manu Tessanne et Sylvain.
Le temps est au redoux et nous craignons pour le courant d'air. En fait celui-ci continue d'aspirer violemment. Nous descendons dans le trou un peu avant l'ouverture de la station. Une heure plus tard, Manu, Patrick et son voisin Sylvain nous rejoignent. C'est la première descente pour Sylvain qui s'en sort honorablement. Profitant de cette équipe renforcée nous évacuons un maximum de déblais. Après une seconde offensive, nous commençons à entrevoir la suite. Ce n'est pas très grand, mais presque pénétrable. Manu s'excite sur la massette et le passage devient franchissable. Juste derrière, un petit ressaut étroit butte rapidement sur une nouvelle étroiture. Il faut encore casser. Ça passe à nouveau et nous ressortons dans une diaclase arrosée. La suite est un méandre étroit. En bas, il faudrait ramper dans l'eau boueuse, mais deux mètres au-dessus, une lucarne donne accès à un élargissement qui permet de dépasser la voûte basse. Malheureusement, il faut à nouveau casser pour rejoindre le niveau du ruisseau. Nous finissons par ouvrir un petit ressaut glaiseux de 3 m. Au bas, c'est un véritable lac de boue qui occupe le fond du méandre surmonté d'une belle cheminée. La suite se resserre à nouveau, mais le courant d'air est bien là et le ruisseau aussi. Derrière cela semble plus grand et Patrick croit même entendre le bruit d'un ruisseau plus important. Nous avons avancé de 50 m depuis la base du P.70.

Carret_0014
Après l'effort, le réconfort...

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