Activités spéléologiques du C.A.F. d'Albertville

Ce blog présente l'activité spéléologique du C.A.F. d'Albertville au jour le jour. Celle-ci concerne principalement l'exploration et la recherche de nouvelles cavités, dans les Alpes françaises, mais également à l'étranger (Espagne, Asie etc...).

20 octobre 2009

Gouffre des Cartouches à petits pas...

Dimanche 18 octobre 2009
Participants : Patrick et Sandrine Degouve, Patrick Maniez
Il fait frisquet dans la vallée d'Ablon et nous avons hâte de franchir le pas du Freu afin d'être au soleil sur le versant est du mont Teret. La fine pellicule de neige n'est pas très gênante et sous terre la sécheresse est encore de rigueur. Nous descendons dans la foulée et peu avant midi nous sommes au terminus à -206 m. Un premier puits de 24 m est équipé hors crue. A - 230 m les parois se ressèrent au sommet d'un ressaut de 4 m. Après une nouvelle étroiture, c'est le couac ! Une étroiture, impénétrable sans travaux, nous empêche d'accèder au puits suivant estimé à une dizaine de mètres. Le secteur est sérieusement exposé aux crue et nous apprécions l'étiage de cet automne. En l'absence de matériel de désobstruction, nous sommes totalement démunis pour aller plus loin. C'est énervant !!! Il ne nous reste plus qu'à remonter en faisant la topo. Dans les étroitures de -150 m, nous vidons le perfo pour essayer d'améliorer le passage. A 16 h 30 nous sommes dehors. Globalement, le trou reste bien physique et il serait temps d'aménager certains passages...

Info Patrick Degouve



04 octobre 2009

Gouffre des Cartouches,news...

Samedi 3 octobre 2009 :
Grand beau temps sur les Glières et sécheresse prononcée. Ce sont les conditions idéales pour retourner travailler au fond du gouffre des Cartouches. Nous sommes 3 : Dom Boibessot, Patrick et Sandrine Degouve. Nous entrons dans le gouffre vers 10 h 30. Au bas du premier puits, le glacier a encore fondu et les déviateurs sont de plus en plus sportifs à passer. En une petite heure nous sommes au fond à  -155 m. Au premier abord, le travail paraît plus important que prévu car le passage étroit qui barre le sommet du puits mesure plus d'1,5 m. Derrière, il y a une verticale d'environ 10 m. Il nous faudra revenir à la charge par deux fois. Heureusement, il y a de l'air et les gaz sont vite évacués. Finalement ça passe et vers 14 h nous pouvons goûter à la première. N'ayant pas beaucoup de corde, nous l'économisons au maximum. La première verticale fait 11 m. Au bas nous agrandissons la tête du puits suivant qui se développe le long d'une fracture bien marquée. Nous descendons encore de 22 m jusqu'à un large palier qui doit être bien arrosé en crue. Entre les mains courantes, et les fractionnements, nous avons consommé tout notre stock de corde. Le ressaut suivant (7 m) est descendu en oppo mais au bas, nous sommes obligé de nous arrêter définitivement au bord d'un nouvel à-pic estimé à une quinzaine de mètres. Dom fait une petite traversée en direction d'un puits parallèle mais là aussi, il faudrait équiper. Nous sommes à -206 m et rien indique encore la destination de ce gouffre. Nous ressortons à la nuit tombante après 9 h d'explo.

Patrick Degouve

20 octobre 2008

Cartouches, acte 2...

Dimanche 19 octobre 2008 :

Nous voici de retour au gouffre des Cartouches. A quatre, nous pouvons emporter un large éventail de matériel de désobstruction. Pendant qu'Etienne et Patrick s'attaquent au méandre terminal, Erwan et Sandrine remonte à - 120 pour explorer la branche découverte le mois dernier. Les deux petits puits sont descendus à l'arrache et avec un minimum de matériel. Au fond, rien de bien évident et il n'y a pas d'air. En amont, Erwan  remonte jusqu'à une base de cheminée, mais là aussi ce n'est pas très prometteur. Pendant ce temps, au fond, la désobstruction musclée a porté ses fruits. Le conduit alors impénétrable n'est plus qu'un pâle souvenir. A la place, une ouverture confortable permet d'accèder à un beau méandre. Malheureusement, quelques mètres plus loin, celui-ci s'enfonce en même temps qu'il se rétrécit. Le courant et un écho prometteur nous incitent à reprendre la désobstruction, au percuteur cette fois. Les cartouches par lots de 3 font un malheur et au bout d'une paire d'heure, l'obstacle est franchi. Nouveau ressaut, bout de méandre et plus loin, le puits tant attendu. Seul petit problème, entre les deux, un passage impénétrable sur plus d'un mètre. Dérrière, c'est grand mais il faudra revenir car les batteries du perfo clignotent. Nous sommes à -160 m environ. Nous entamons la remontée un peu éprouvantes à cause des étroitures et de l'argile qui tapisse les cordes. Nous sortons vers 18 h 30 après 8 h d'explo.

Participants : Etienne Bunoz, Patrick et Sandrine Degouve, Erwan Merendet

25 septembre 2008

Ca continue au gouffre des Cartouches

Samedi 20 septembre 2008

Participants : Etienne Bunoz, Patrick et Sandrine Degouve

La glace a encore fondu au bas du premier puits et l'éboulis est toujours aussi instable. Les plus petits d' entre nous pestent désormais aux déviateurs et les spits sont de plus en plus difficiles à atteindre. Plus bas, un ruisselet nous accueille dans les puits découverts en 2007. Heureusement, au fond la suite semble se situer au niveau d'un méandre fossile. La désobstruction commence aussitôt, il faut dire que le courant d'air glacial n' incite pas à l' oisiveté. Au percuteur et à grand renfort de masse et de burin nous parvenons à forcer un premier passage. Derrière, au bas d' une petite cheminée arrosée, le méandre se dédouble ponctuellement avant de se jeter dans un petit puits sondé à 5 ou 6 mètres. Nous attaquons la désobstruction dans les deux branches. A droite, Patrick attaque le méandre au percuteur, mais sous une abondante gouttière issue de la cheminée. A gauche, Sandrine et Etienne se relaient, la tête en bas, pour dégager le remplissage qui obture une bonne partie du conduit. Il ne manque pas grand-chose, mais ça ne passera pas aujourd'hui. Nous remontons au palier de -120 m pour voir le soupirail que nous avions vu en 2007. Le percuteur permet d' élargir un peu, mais à cours de batterie, il nous reste plus qu 'à entailler le remplissage au sol. Ça passe, mais derrière nous nous arrêtons sur un puits apparemment bouché mais qu' il faudra aussi revoir. Nous ressortons en fin de journée, trempés et couverts d' argile. Affaire à suivre...

21 octobre 2007

Un petit nouveau sur le mont Teret...

Ce bel automne nous a permis de remonter de nombreuses fois sur les Glières et notamment sur le Mont Teret. La révision de cavités souvent connues et la descente d’une multitude de puits bouchés ne nous ont pas complètement usés, même si cela peut paraître assez besogneux. Parmi les bonnes surprises, nous avons redécouvert le T5, marqué par la SSG et dont nous n’avons pas trouvé trace dans la biblio. C’est un beau méandre entrecoupé de puits (dév. 255 m, prof. :-64 m). La topo a été refaite. Dans le MT 260, la fonte d’un névé nous a permis de descendre jusqu’à -36 m (bof…) et idem dans un certain nombre de cavités plus modestes. Ce week-end, c’est dans le gouffre des Cartouches (MT 255) qu’est venue la bonne surprise. A-80 m nous avions réussi, il y a 15 jours, à ouvrir un étroit passage dans une diaclase ventilée. Une seconde désobstruction à l’éclateur était venue à bout d’un rétrécissement sévère. Derrière, un ressaut de 5 m nous donna accès à un beau méandre avec amont et aval. L’amont remonte dans des cheminées (P.20 ?) quant à l’aval, il se pinçait au-dessus d’un puits estimé à une quinzaine de mètres.

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Sandrine devant la diaclase désobstruée à - 80 m.

Ce week-end, nous sommes 5 (Etienne Bunoz, Patrick et Sandrine Degouve, Erwan. Merendet et Damien Troccaz). Un courant d’air glacial nous accompagne tout au long de la descente des premiers puits ainsi que quelques projectiles balancés par des pieds et des sacs trop pressés de « bouffer de la première ». Il faut reconnaître qu’à -40 m, un gros glaçon se réchauffe doucement, libérant peu à peu de gros blocs qui ne demandent qu’à rejoindre le fond du gouffre. En une heure de travail « musclé », l’étroiture n’est plus qu’un pâle souvenir.

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Etienne dans l'ex-étroiture de -90 m

Derrière, nous descendons un joli puits de 23 m entrecoupé de paliers et de banquettes. La suite plonge dans une seconde verticale de 9 m puis une série de gradins menant à -150 m. A ce niveau, le méandre se rétrécit considérablement au point que nous le jugeons impénétrable.

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Erwan au-dessus du P.23

Mais en y regardant de plus près nous constatons que de grosses lames pourraient bien être prélevées pour y voir plus clair. Pendant près de 3 h nous allons nous relayer pour tirer, casser et extraire ces méchantes molaires. Au bout du compte, le conduit ne paraît plus si petit et un fignolage au percuteur nous permet même d’ouvrir un petit puits de 5 m. Au fond, ce n’est pas gagné car un nouveau méandre étroit occupé d’argile (sèche heureusement) et de lames nous fait à nouveau barrage. Mais le courant d’air aspirant est très net et sa présence se lit sur les parois desséchées à son passage. Il faudra revenir. En attendant tout le monde commence à être frigorifié. Retour tranquille à la surface après 7 heures d’explo. La topo annonce une profondeur de -155 m.

Patrick Degouve

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Damien semble apprécier...

Plus de photos

28 juin 2007

Le mont Terret de long en large...

Activités de ces derniers mois.

Les explorations et les prospections ont repris sur les Glières. Plusieurs sorties ont été consacrées à revoir les grandes cavités du mont Terret et notamment toutes celles dont l'exploration remonte aux années 70. Depuis 20 ou 30 ans, la physionomie de ces dernières a parfois beaucoup changée et la disparition de certains névés nous a permis de réaliser quelques menues découvertes. Rien de très extraordinaire pour le moment mais ce travail, un peu fastidieux, est largement compensé par la beauté et la taille de certains gouffres tel le T2 (superbe puits de 90 m) le Marylène ou le MT 255 et son glacier souterrain. Au total nous avons déjà revu une cinquantaine de cavités et relocalisé au GPS près de 80 entrées. La topographie des gouffres les plus profonds a été reprise. Il ne reste plus désormais qu'à trouver "le TROU" qui nous conduira au coeur du massif et dans le collecteur d'Ablon... Mais là, c'est une autre histoire...

MT250_05

Le gouffre du méandre (T2)

T2_01

Des entrées parfois spéctaculaires...

02 décembre 2006

Retour aux sources

  • Samedi 2 décembre 2006

Après plusieurs séances au Tambour nous avons envie de changer d'air.

L'hiver tarde à blanchir les sommets. Nous en profitons pour remonter sur le mont Teret afin d'aller revoir le gouffre Marylène exploré par le clan des Eclaireurs de France en 1961 puis par le SC Vizille en 1974. Pendant que Patrick et Sandrine réequipent le gouffre, Etienne, qui s'est fracturé le pouce part en prospection. Il repère pas moins de 6 trous non marqués. Du grain à moudre pour les prochaines sorties. Le puits d'entrée du Marylène est un superbe P.80 qui débute par un énorme méandre de surface. Au bas, on arrive dans un grand méandre tapissé de glace. En amont, celui-ci butte sur une trémie. En aval, les parois se resserrent et se couvrent de glace. Un puits d’une petite dizaine de mètres rejoint une salle occupée par un glacier souterrain. Nouveau ressaut et bouchon de glace à -100 m. Cela ne correspond pas vraiment au croquis publié dans Scialet. Depuis les premières explos, le décor a sans doute bien changé. De toute façon, sans crampons et broches à glace, il est impossible grimper au-dessus du glacier. Apparemment, il n’y a qu’une arrivée de puits, mais dans le doute… Au bas du grand puits, nous faisons une petite escalade qui nous ramène à la base de grands puits eux aussi, tapissés de glace. Un méandre rejoint le puits descendu juste avant.

En remontant le grand puits, un petit pendule rejoint un joli méandre fossile, sans trace. Nous équipons un P14 et descendons 2 ressauts sans suite. L’un d’eux se termine par un passage impénétrable derrière lequel on devine un petit puits de 5 à 6 m. Mais il n’y a pas d’air.

Nous refaisons un brin de topo, mais il y aura sans doute d’autres choses à revoir dans le secteur, notamment la jonction avec le gouffre de l’Estomac tout proche. Affaire à suivre…

Participants : Etienne Bunoz, Patrick et Sandrine Degouve

18 octobre 2006

Le Tambour, petit à petit

Après une série de désobstructions, le gouffre du Tambour (SCA 12) découvert par le S. C. des Ardennes en 1982, a fini par passer. On est encore tès très loin du collecteur, mais au moins, nous avons trouvé une explication à l'importante résonnance constatée dans le méandre de -18. Celui-ci a été agrandi sur 7 à 8 m et donne sur un joli puits de 12 m. Une nouvelle étroiture a été élargie précedant un P.5. Même scénario à -39 m. Le méandre est étroit, mais dérrière, il y a une nouvelle petite verticale de 4 à 5 m... Affaire à suivre...

Le gouffre du Tambour n'est certes pas un objectif majeur, le courant d'air aspirant n'est pas violent, mais les cavités de ce type ne sont pas légion sur les Glières et il ne fait guère de doute que les découvertes passeront par des travaux parfois besogneux.

SCA12

11 juin 2006

Samedi 10 juin 2006 : Retour au SCV 4

Nous sommes 4 et cela n'est pas coutume (E. Bunoz, P. et S. Degouve et J.L.Roux). Le gouffre étant équipé, nous sommes rapidement à pied d'oeuvre. Le grand beau temps favorise les courants et le méandre est sec. Nous poursuivons notre travail de forçat, profitant de cette main d'oeuvre aussi providentielle qu'éfficace. Nous avançons de plus de 2 mètres. Le méandre est à la limite du pénétrable (2 m x 0,25 m) mais serpente joyeusement et le courant d'air nous nargue... affaire à suivre donc.

17 octobre 2005

Prospection sur les Grands Prés

Samedi 15 octobre 2005

Participants : P. et S. Degouve, N. Pouillot

C'est l'été indien et nous profitons du beau temps pour mener une dernière prospection sur les Grands Près. Nous descendons en priorité les gouffres vus en 2004 : GP 36 (-15 m), GP 50 (-10 m), GP 51 (-15 m), et GP 27 (-22 m). Rien d'évident n'est découvert et le secteur commence à être bien ratissé. Nicolas, descend quand même un puits qui nous avait échappé (GP 56 : -14 m), mais là aussi, nous nous heurtons à des bouchons d'éboulis. Sandrine retourne dans le GP 49 mais il faudrait du matériel de désobstruction (marteau + burin). Nous décidons de jeter l'éponge et de nous rabattre sur d'autres secteurs.

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