15 octobre 2009
Goule Verte (Vercors)
Mardi 13 octobre : grotte de Goule Verte (Saint-Julien en Vercors - 26)
Plongeurs : D. Bianzani (GECKOS), J.C. Pinna (FLT), M. Tessane (CAF Albertville), S. Lips (G.S. Vulcain) Porteurs : David B. (GECKOS), Jean-Claude P. (FLT), Manu T. (CAF Albertville), Stéphane L. (G.S. Vulcain)
Cette fois, nous sommes 4 pour continuer l'explo des galeries post-siphons de Goule-verte. L'ambiance est sympa, et le Manu, loin d'en être calmé, est deux fois plus en forme que d'habitude (entendez par là qu'on a eu du mal à profiter du calme, habituellement si reposant, du monde souterrain...).
Nous atteignons sans encombre notre terminus de la précédente sortie et avançons en faisant la topo. Nous buttons rapidement sur une belle galerie amont-aval. Comme prévu, l'aval fini par rejoindre l'autre coté du S3. Le fil de Clarys est en place. Celui-ci avait franchi le siphon, mais n'était pas sorti de l'eau à cause de l'exigüité de la galerie (tout est relatif : il avait un Bi 9L sur le dos...). La galerie amont se développe toujours le long de la diaclase, mais des failles transversales entraîne quelques accidents de parcours. Après un ressaut, et un point bas qui doit siphonner en temps normal, nous débouchons dans une jolie salle sur faille, de 8 m de haut par 15 m de long et 5 m de large. la galerie continue et après un second point bas, nous buttons sur une bifurcation.
A droite, la diaclase continue mais se pince de plus en plus. Nous la fouillons pendant un certain temps, mais sans succès. A gauche, un laminoir nous amène dans une petite galerie qui semble active en temps normal. Nous décidons de stopper l'explo ici : il se fait tard... et on a du chemin à faire jusqu'à la sortie. Tout comme l'aller, le retour se passe sans encombre et la sortie de l'ensemble du matos de 4 plongeurs du siphon jusqu'à l'entrée est de nouveau un grand moment d'efficacité (qui a dit bourrinage ???), dont je ne décrirait pas le déroulement ici à cause de la présence de mineurs sur cette liste...
En tout, nous avons relever 300 m de topo supplémentaires (dont 250 m de première). Il va falloir revenir pour explorer la suite ! La cavité développe maintenant 1195 m topographié (à rajouter environ 100 m non retopographiés dans la zone d'entrée).
En attendant la topo définitive (et les photos de David), voici déjà le squelette des nouvelles parties explorées.
La suite au prochain épisode !
Info : S. Lips
17 septembre 2009
Exploration à la goule Verte (Vercors)
Située dans les gorges de la Bourne la goule verte est un exutoire fossile du massif de bois Barbu, zone du Trisou. La cavité était connue jusque derrière le S3, arrêt sur zone étroites en laminoir difficile à explorer en néoprène, terminus de Cedric Clari.
Lundi 7 septembre 2009 : invité par David Bianzani, qui avait déjà replongé les S1 et S2 et commencé l’explo vers le S3, nous allons faire la topo entre S1 et S2 et entre S2 et S3.
L’accès au siphon est rapide grâce a l’aide de Fabien Mulet, Laetitia et Anne Heng tous les 3 du GUCEM(env 40 minutes).
Vite équipés nous partons dans le s1( 80m-8), qui présente une étroiture à 20m du départ, le sol sableux est proche du plafond et il faut pousser le sable devant soit, mais c’est large et clair.
La galerie entre s1 et s2 est toujours sur l’axe de la faille que l’on suit en nageant dans le fond, noyé sur 30 m de long. Puis une zone remontante encombrée de gros blocs amène au s2( s1 vers s2 env 60m).
Le second siphon est plus court, et présente une étroiture 10m après le départ, il faut négocier le passage bas entre le sol et le plafond, ça racle mais la visi est bonne à l’aller comme au retour. Le s2 fait environ 60m pour -8 et il est équipé d’un fil de botte de paille en très bon état, mais attention fragile.
Derrière le s2 nous n’avons plus de place sur la plaquette topo et nous ne faisons que 60m de topo, aussi nous continuons l’explo vers le s3, en fouillant.
La zone entre s2 et s3 est très variée, et présente une alternance de galeries hautes sur la faille( très beau miroir), des galeries en diaclases parallèles semi noyées et perpendiculaires a l’axe de la faille, puis une zone en conduite forcée semi noyée, avec zone de surcreusement avec marmites, celle-ci se terminant de nouveau sur une zone diaclasée puis sur le s3.
Nous ne croisons aucune trace et au vu de la complexité du cheminement, nous nous demandons si nous ne sommes pas en première jusqu'à ce que nous trouvions le fil de Cedric toujours en place dans le s3.
Au retour et vu qu’il nous reste de l’air dans les bouteilles nous laissons le matos sur place pour que je puisse revenir avec Stephane Lips faire la topo restante jusqu’au s3 soit plus de 200m environ.
Tpst 5h
Jeudi 10 septembre : Nouvelle explo avec Stephane Lips et nous partons faire la topo entre s2 et s3.
Nous sommes seuls vu que les bouteilles et mon matos sont déjà au fond.
En 30 minutes nous sommes a pied d’œuvre pour nous équiper, Steph part en premier dans les siphons et ceux-ci sont vite franchis, nous voila derrière le s2.
Vite nous sommes au cairn qui marque la fin des relevés topo avec David et nous attaquons : je suis bien content que Steph soit la pour faire le dessin dans cette zone assez complexe.
La séance de topo est longue et les visées allongés dans l’eau ne sont pas super confortables !
Nous en profitons pour bien tout refouiller.
Apres 260m de topo nous parvenons au s3.
Le temps étant vite passé Steph préfère que nous ne plongions pas le s3.
Je profite de cette décision pour bien regarder la diaclase finale et 15m avant le s3 je pars en escalade dans une zone étroite et en poussant quelques cailloux je parviens au sommet de la diaclase qui continue dans des dimensions honorables.
Stephane me rejoint et nous attaquons l’explo de la zone en levant la topo.
C’est assez étroit mais ça continue et après avoir bougé quelques pierres et cassé quelques lames d’érosion, nous parvenons au sommet de la diaclase, puis ça redescend et ça s’agrandi un peu, la diaclase fait 60cm de large pour 2m de haut et il y a un très léger courant d’air.
Apres 30m, virage a 180 degrés et a nouveau env 30m du même gabarit puis virage a 180 degrés puis 30m même gabarit avec des étroitures puis nous débouchons dans une zone avec du rocher blanc, miroir de faille et sable au sol, 6m de haut et 4 de large, nous sommes au sommet de la diaclase dans le passage fossile de la cavité !!!
Nous faisons env 50m en courant, puis arrêt sur rien, on reviendra avec David !
On enclenche le retour, il nous faudra env 45 minutes pour retourner au s2, puis 20 minutes pour parvenir derrière le s1 et enfin avec 2 sacs chacun et en bourinant bien nous ramenons tout le matos a la voiture en 36 minutes !
Bilan 380m de topo dont 120m de première !
La suite nous attend !
Manu Tessanne
27 mai 2009
A la recherche des sources de Freterive...
Mercredi 25 mai 2009
Participants Guy Buevoz, Sandrine Degouve,: Manu Tessanne, Yann Tual.
Yann qui habite Fréterive propose d’aller voir une source qui alimentait son village et plusieurs autres avant qu’un grand pan de montagne ne s’effondre détruisant le captage. Nous sommes accompagné par Guy un habitant du village qui connaît l’accès. Nous montons en une demi heure sous une chaleur écrasante au bas de la falaise où plusieurs cascades arrivent. Nous nous encordons deux par deux pour contourner une première cascade par des pentes raides mais ou on peut s’assurer sur des arbres. Rapidement, nous pouvons voir d’où sort l’eau, c’est un ensembles de fissures impénétrables. De retour en bas, Guy nous signale qu’il y a comme un tunnel à la base de cette cascade qui permettait d’emmener l’eau à d’autres villages et il aimerait bien voir s’il est effondré comme on le lui a dit. Nous allions attaquer l’escalade de l’autre cascade sans grande conviction, et y renonçons pour passer sous la cascade et entrer dans cette galerie cachée par le tuf. Bonjour la douche. Nous suivons un premier conduit qui après un carrefour à quelques mètres va vers un aval ou des gros tubes passent dans des petits bassins de décantation. C’est un beau tunnel de 2 m de haut, bétonné, mais à 50 mètres, tout est broyé, des armatures en fer apparaissent au travers du béton effondré. C’est impressionnant et nous ne traînons pas. Vers l’amont, la galerie où arrivent plusieurs cascatelles de moult fissures, débouche par une porte en falaise dans l’autre cascade et un tuyau vient encore de plus haut.. Tout cela est très pittoresque, mais nous ne trouverons pas d’objectif spéléologique intéressant par ici. Néanmoins, le village aura des informations sur l’état de ses sources.
08 mars 2009
Retour au Semnoz
Dimanche 8 mars 2009 : Réseau René Viret (P20-68)
Participants : P. et S. Degouve, Nad, Yan Tual
Sur le Semnoz, les cavités à fort courant d'air ne sont pas légion et celui indiqué par les premiers explorateurs (GSNovel et MJC du Havre 1968) dans le réseau René Viret nous intriguait depuis un certain temps. Bon d'accord, ce n'était pas forcement le meilleur moment, mais avec deux mètres de neige sur le plateau on allait bien voir ce qu'il en était du courant d'air. Arrivés sur place, nous constatons qu'il y a vraiment beaucoup de neige et rares sont les trous encore ouverts. C'est le cas du P11 d'entrée et des quelques gouffres rattachés au réseau (P.15-68, P.16-68 et la Glacière Viret). Sandrine part devant et réequipe le puits. Au bas un névé masque l'entrée de la galerie en direction de l'amont. En aval l'étroiture qui rejoint la Glacière souffle abondamment. Quelques coups de bottes et nous voici dans le conduit tapissé de glace.
La galerie en interstrate remonte dans le pendage. Confortable au début, elle s'abaisse nettement après un premier diverticule en relation probable avec le gouffre 15-68. Il faut ramper sur des dalles effondrées avant d'atteindre enfin le sommet du P.39.
Visiblement, il n'y a pas eu de visite récente depuis les explos de 1968. Il faut donc tout équiper et l'éboulis qui devait poser de sérieux problèmes à l'échelle, est contourné par le plafond. Le puits est assez vaste, et sa base (4 m x 5 m) est entièrement occupé par un éboulis. Nous sommes sur l'Hauterivien et à priori, il n'y a pas un poil de courant d'air. Nous tentons quand même une désobstruction au point bas à un endroit où la voûte semble partir dans un hypothétique conduit. En fait, ce n'est qu'un surcreusement et plus bas, on devine un niveau argileux. Nous laissons tomber. En remontant le puits, nous revoyons les différents départs qui se présentent et au sommet de la verticale, en une poignée de spits, nous traversons le puits pour gagner un départ sans suite. Quant au courant d'air, il ne semble présent que dans la galerie d'entrée et ne serait dû qu'à la présence des multiples entrées étagées le long du joint de strate. Une fois encore, le Semnoz résiste.

Le bas du P.39 perce successivement
les calcaires marneux barrémiens puis l'hauterivien.
18 janvier 2009
Plongée du S5 à la grotte Lafaille
Samedi 17 janvier 2009
Au départ, nous avions programmé une explo avec Xavier, JC et David Bianzani. Xavier avait une gastro, JC un rendez-vous amoureux, bilan
nous nous retrouvons à deux avec David. Mais grâce à ce dernier et son excellente condition physique (loin derrière moi quand même !), nous avons pu mener a bien l'explo : la galerie du fond et le puits descendant au fond
redonnent sur le siphon 5.
Avec une bonne dose de motivation David m'a aidé a plonger le s 5, en bi 4 (250 et 270 bars). Bilan 100m de fil deroulé, arrêt à la profondeur de -27 m, dans un tube de 4 a 5 m de diamètre, celui ci a une pente regulière depuis le départ, mais à partir de -24 m ça ne plonge plus, la profondeur est constante.
Au retour comme a l'aller nous en avons bien chier a vec ce p...in de matériel lourd, mais nous étions de retour aux voitures après 9h30 de bonne bartasse!
Il reste en bas 2 bi 6 avec assez d'air pour plonger le s1, et un bi 4 300 gonflé, si ça tente quelqu'un, je ne recupererai le matos que mardi au plus tôt.
Pour la prochaine explo ils nous faudra un brave
coup de main car le volume de materiel pour la pointe sera plus important et le
plongeur de pointe sera en étanche, température de l'eau 8 degres.
Manu Tessanne
08 septembre 2008
A FONT et VIVE la spéléo !
Un petit compte rendu de Manu Tessanne après sa plongée dans Font Vive (Ardèche) le 28 août dernier :
"Dans la vie tout est histoire de rencontre et il en est qui mènent loin…
Apres une première journée d’aventures ardéchoises a visiter la douce puis a me faire balader par un des maîtres des lieux, le Patrick Serret, je suis rentré chez moi avec la ferme décision de revenir en Ardèche plonger a font vive. C’est marrant le cheminement d’une idée et comment cela peut prendre tout l’espace de notre pensée. Sur la route en revenant de la douce j’appel le Xav et je lui parle de font vive, il a le feu dans la voie et je sent qu’il y a passé de belles heures. Plus je l’écoute et plus je suis motivé, tout dans cette cavité me motive, et bizarrement, même si il y a un beau potentiel de première, c’est avant tout le défi de l’explo qui m’excite ! Tout est réunit : beaux siphons défendu par un passage clé, passages sur corde en montée et en descente, escalades et désescalades, passages étroits et techniques,enchaînement d’obstacle, multi siphon, beauté de la cavité….et j’en passe ! une sortie spéléo complète ! C’est la que je me rend compte d’une de mes grandes contradiction entre le plaisir que j’ai a partager une belle explo avec d’autres aventuriers, et mon besoin de me confronter a des situations qui nécessitent mon engagement tant physique que mentale. Bilan plongée a la douce le vendredi 22 et balade a font vive aujourd’hui jeudi 28 : il faut frapper le fer quand il est chaud…et surtout après j’attaque a bosser a donf ! Alors voila ce que ça donne : J’arrive chez Christiane et Patrick hier après midi, a 17h tapante comme prévu et avec l’aide de Patrick on va poser mon matériel d’explo dans la galerie du s1 derrière le laminoir d’entrée. Ça me permet d’être opérationnel de bonne heure le lendemain et de passer le laminoir pour avoir une idée sur ce premier passage clé du reseau. En 1h c’est fait portage et plongée ( on s’est meme offert le luxe d’avancer un peu dans la galerie pour se faire plaisir et avoir un avant goût de ce beau siphon) et rangement compris, et on file chez le belu ou nous attend un apero dînatoire digne des princes d’Egypte…il ne manquait que les poulardes farcies, mais Christiane va s’en charger pour la prochaine fois ! On a même eut des amis de Belu pour nous aider au portage et faire des photos ! Voila comment le matos est organisé : Bi 12 à 250 bars avec sa stab, prêt a être capelé, et 1 sac canyon de 45l avec dedans bi 3.5l a 260 bars avec ses détendeurs déjà montés et protégés , 35m de corde en 8mm, un matériel a spiter complet avec 10 chevilles et cones, 4 lampes de sécu a led soit plus de 100h d’éclairage, du petit matériel (5 an dynema, 4 maillons rapides, 10 plaquettes 8mm, 1 mousqueton pour porter le tout), et enfin 12 mini Bounty et un grand mars pour que ça reparte ! le tout étant prêt dans la galerie à –18. Pour cette préparation et pour le lendemain j’ai prit l’option de franchir le laminoir d’entrée et sa trémie de gravier en bi 4l 300 bars et j’en ai prit deux un pour la prepa et un pour le jour de la pointe pour ne pas manquer d’air… Seul bémol à cette préparation, la visi est de 3 4m max ce qui semble pas top pour la cavité mais ne me gène en rien. La soirée chez Patrick et Christiane est super mais je suis totalement absorbé par la journée du lendemain…pas très faim et sommeil très dure a trouver malgré le calme des lieux(hormis le bruit des vacanciers qui font la java dans les campings de la vallée !). Je me suis fixé un réveil a 6h pour prendre le temps du petit dej et arriver pour plonger vers 7h. Le pronostic de belu est de 12h pour l’explo en allant voir le terminus tourtellier. Les fils d’Ariane (gaby hude et xav meniscus et stephane roussel avaient mis 12h pour aller au précèdent terminus et ça avec une sortie de reportage des blocs au s2 et une sortie pou ramener les blocs du s2). Pour ma part je me dis que la balade au terminus, pour voir, peut se faire en 10h… Jeudi matin : Le réveil n’a pas besoin de sonner que je suis déjà debout, la nuit n’a pas était super, dure de trouver le sommeil ! Je frappe a la porte , Patrick et Christiane sont levés, le petit déjeuner est prêt : c’est Byzance ! Quel bon moment tout tranquille, malgré la tension qui m’anime, et puis vient le départ, efficace, on arrive a font vive vers 6h40. Patrick m’accompagne, je me prépare avec ma combi 7mm et une souris en 2mm que je quitterai après le s1. Pat me porte mes blocs, et je suis prêt pour partir a 7h pile, réglé comme une horloge. Pat sera la pour me donner un coup de main , voir venir a ma rencontre vers 19h, selon son estimation. Une ou deux photos et je le laisse pour engager cette belle aventure. Comme a mon habitude j’expérimente de nouvelles choses et c’est avec succès que je me sépare de mes 4l ; portées en déstructuré accrochées sur mon baudrier spéléo dont je n’ai pas mis les jambes et fixées sur mon torse en anneau double de sangle ; pour enfiler mon bi 12 dorsale et accrocher mon sac de matos comme une relais en transversale. Avant de foncer je revérifie que j’ai bien fermé mes 4l, pas de mauvaise surprise pour le retour… Comment décrire le passage du s1 ?…concentré est le mot adéquate. Même avec mon bi 12 bien gonflé je ne fais pas le mariole et je regarde bien l’état du fil et malgré une visi qui reste au plus de 3-4m je note bien la forme de la galerie pour voir si il n’y a pas de section piège ou de bifurque mal signalée. Pat et xav m’avaient annoncé 20 minutes pour le franchir, j’en mets 25 et les dernier 50m ou le fil n’est plus mètré me tendent un peu, surtout avec une visi qui va en se dégradant et avec un passage tordu a la sortie du siphon. Sortie de l’eau et fixation de mon bi 12 sur les cordes a la sortie. Fermeture des blocs et vérification 2 fois. Je suis sorti dans la première cloche qui est la bonne car plus facile pour quitter l’eau et monter le sac sur une petite terrasse très confort 2m au dessus de la vasque du siphon. J’ai d’abord un doute sur l’endroit ou je suis sorti et je fonce voir la suite, par une lucarne je me retrouve au dessus de la 2eme cloche dont la sortie est galère car plein vide et équipée par une corde, que l’on peut rejoindre par une corde en main courante en venant par la lucarne de la première cloche. Je retourne a mon sac. Je laisse au s1 2 lampes au cas ou pour le franchir, mon deuxième masque et un ordi de plongée, ainsi que le torse pour les 4l de la sortie, et je laisse le souris en 2mm car je ne pense pas en avoir besoin plus loin. Je plie la veste neop et la compacte avec des élastique pour le transport, je fixe mes palmes sur le kit avec des élastiques, je met du petit matériel dans le mini kit que belu m’a prêté(très très pratique), et me voila bien lourd pour la suite… Pour info j’ai pris une sur combi spéléo ce qui me parait essentiel, et je porte un tee shirt en polaire manche longue de plongée. Je circule avec juste mes 2 lampes bubul light sur le casque. Le parcours jusque au s2 est vraiment physique avec des passages clé bien chiant dont l’étroiture verticale pour laquelle j’ai dut enlever le casque car les lampes frottaient. Sans oublier la premiere remontée sur corde au dessus du s1 qui est super glissante et dans laquelle j’ai fais une bonne glissade mais bien sure j’étais assuré…ce qui m’a bien concentré ! Les ressauts sont équipés correctement jusque en haut avant la redescente au s2 (un seul changement dans l’équipement ou une dev avait était fixée avec frottement corde sur corde). Par contre il manque pas mal de cordes pour redescendre au s2, et je me suis même posé la question si je ne m’étais pas trompé de passage avant d’attaquer ces désescalades très exposées a mon goût. Bref bonant malant me voila au s2 après 2h de parcours environ depuis le s1, c’est ce que j’avais prévu. Préparation pour le s2, rangement du matos de vertical dans le kit pour la plongée et c’est parti, mes blocs sont a 260 bars et 250 bars. Le s2 commence par une descente aidée d’une corde sur 3m pour accéder a la vasque qui est le départ d’une diaclase verticale. Avec mon bi 3.5l acier et sans rajouter de leste je descend doucement dans ce siphon de 150m de long pour –15 au plus bas, en étant concentré sur l’équipement du fil, qui date de Fred Badier, et vu la visi de merde que j’ai (moins de 3m), je ne veux pas avoir a faire une recherche de fil ou d’itinéraire…d’autant que Fred a à peu près fixé sont fil au départ puis a la sortie…j’ai posé les 10 élastiques que j’avais emmené. Le point bas est à –13.8, le siphon est large, 2m de haut, plus de 3m de large par endroits. La bifurque pour la branche non explorée est bien signalée, et la sortie est vite la. Comme m’avais dit Xav, la sortie de l’eau est très glissante et la corde en place est bien utile. Environ 5m au dessus du siphon il y a une banquette pour se déséquiper, et je laisse mes blocs car le s3 est annoncé en voûte mouillante par Xav. Un ressaut a monter, un a descendre, une vasque suivie d’une remontée de 4m en diaclase et redescente de 5m en diaclase et c’est le…S3 ! Pas de voûte mouillante pour moi…qu’à cela tienne, je retourne au s2 qui est tout proche prendre mes blocs mais pas mes palmes, et me voila a plonger le s3, avec toujours une visi de merde et des bouteilles qui s’approchent des tiers, mais bon c’est pas long et ça le fais sans souci avec même de la marge sur les volumes d’air. J’ai quand même un doute sur une voûte mouillante a cet endroit, ils ont dut avoir un sacré étiage, mais bon de toute façon il n’y a rien entre s2 et s3. Sortie du s3, j’abandonne enfin mes blocs et ma veste neop, je n’ai plus que le matériel a spiter et le petit matériel, la bouffe et les 35m de corde en bandoulière. Comme pour de nombreux passages, la remontée au dessus du s3 mérite une corde pour sécuriser, je décide de noter le complément de matos nécessaire au retour sur le carnet topo que j’ai amené. Pour aller vers la suite il y a pas mal de passages a remonter en diaclase dont l’escalade est facile mais exposée, qui mériteraient de la corde. On croise plusieurs puits et ressauts a descendre, avec ou sans corde… !! et les puits équipés sont en mono spits en bord de margelle, super pour sortir du puit au retour… A remarquer que ces galeries sont parcourues de façon plus ou moins exceptionnelle par l’eau car les cordes ont toutes étaient remontées et posées par le courant dans les galeries vers l’aval. J’arrive au puit terminus des fils d’Ariane, signalé par une inscription sur le mur au niveau du carrefour des hérétiques ( ça ressemble pas bien a la topo ?). Tourtelier a mis un spit et une cordelette 7mm pour descendre trop courte de 3m…équipement de pointe ?! La suite est une superbe galerie variée avec escalades en diaclase et petit ressaut, suivi par une galerie très sympa de 2-3m de large pour 3 à 5m de haut, sur bien 50 à 100m, facile a parcourir, je cours ! Et me voila devant le terminus de tourtelier en 2002, avec l’inscription GEK sur le mur. Objectif atteint ! Le terminus est un puit de 7 à 8m de haut pour un diamètre de 3m avec une diaclase parallèle sur la gauche dans laquelle Tourtelier est monté avec un système de pédale sur une petite stalagmite afin de prendre pied sur la petite lame qui sépare les deux puits. Je regarde ma montre, ça fait 5h que je suis parti de l’entrée, je suis vraiment dans les temps que je me suis fixé. En équilibre entre la paroie et la lame entre les deux puits, a 3m du sol je regarde la suite. A ma droite une galerie a la même hauteur, qui continue sur 5m avec un rétrécissement, mais ça continu. Pour y accéder il faudra spitter, pas possible de passer en libre, c’est vraiment trop gras. Bon j’ai du temps, et le matos pour planter un spit, ce sera déjà ça de fait pour les prochains alors c’est parti pour planter un spit…et c’est vite fait. Une plaquette, je fixe la corde, je m’assure et je regarde au dessus de moi…la suite évidente n’est pas la galerie a droite mais au plafond de la diaclase, en haut du puit, super travaillé par l’eau…tant qu’à être la…et un spit de plus en extension entre les parois assuré sur le spit précèdent…une plaquette la corde…et a partir de la en démarrant avec le spit ce doit être possible de se glisser dans le bord de la diaclase qui fait une sorte de goulotte sur encore 2-3m avant d’arriver à la lèvre du puit…tant qu’à être la…je me glisse dans la goulotte en reptation, assuré sur le spit précèdent en facteur 58…je force, je cherche appui, mais c’est vraiment lisse et bien glissant…demi-tour ?…et non, en mettant ma mains dans une alvéole, je libère une lunule ! et aller hop une dynema, une pédale et un assurage rapide, je me hisse et je m’extirpe de la lèvre du puit pour arriver dans la galerie qui fait suite ! Ça y est je suis en haut ! Je regarde la suite, pas de doute , même si la galerie est de petite dimension ( tube de 1.5m de diamètre) , ça sent bon l’explo !!! Avant tout je continu a équiper le puit et pour faire correct je pose 2 spits en tête de puit. Voila qui est fait,j’ai décidé depuis le début de ne pas faire la première tout seul, je voulais juste repérer pour plus tard. Avec l’équipement du puit j’ai déjà fait beaucoup, le chemin est ouvert. Je pousse au bout de la galerie de 4m en haut du puit car il semble que ça descende au bout et en effet après les 4m de long de ce passage la suite est un ressaut de 2m a descendre mais qui ne nécessite aucun équipement, je m’arrête la et je retourne plier bagages avant de renter. Je sort mon carnet topo et je note ce que je laisse sur place : 6chevilles et 6 cones 8mm. 3 dynema. 3 plaquettes. 1 maillon rapide. 1 mousqueton. 6 bounty et 1 mars. Environ 15m de corde. Avant de démarrer je mange 2 Bounty car je n’ai encore rien avaler depuis le départ. Voila je repart avec le mate spit et trois bricole, avec le carnet topo dans la poche pour noter les compléments d’équipement a prévoir et comme je ne suis pas la pour acheter du terrain je rentre a bon rythme et tout ce passe bien avec de petites pause pour prendre des notes sur le carnet topo. Le s3 et le s2 sont vite franchis, derrière je mange 2 Bounty, et je démonte les détendeurs que je protége dans la veste neop et je me retrouve avec juste le kit et les palmes dessus, soit une seule charge, mais quelle charge, cependant le sac est sur le dos la plus part du temps. Je ne traîne pas, avec une petite astuce dans les puits étroits ou je mets mon descendeur spéléo au bout de ma grande longe pour être moins enmerdé et me voila au s1, presque la maison ! Je me rééquipe avec la souris , je remet les détendeurs sur les bouteilles, on ne sait jamais. Je met mon torse et je garde mon baudrier sans les jambes pour remettre les 4l en déstructuré a la sortie et je descend dans la vasque pour mettre mon bi sur l dos. La visi c’est bien pourrie et je démarre dans la touille complète mais serein car j’ai bien mémorisé le passage. A ma surprise je retrouve vite la même visi qu’a l’aller, et le retour ce passe très bien, c’est même bien reposant ! A peine 20 minutes et je suis en bas du laminoir, je me sépare du bi 12 et je récupère mes 4l. Je sort le bi devant moi qui avec la stab gonflée remonte presque tout seul, puis je retourne chercher mon kit, et je sort en faisant 3 minutes de pallier dans la vasque si agréable. Aucun souci avec le laminoir a la sortie. Quand je fais surface c’est le grand calme, pas un bruit, grand soleil ! le top. Il est 16h heure, l’explo aura durée 9h et le retour du fond c’est fais en 3h, ce n’est pas si loin ! Je sors doucement et deux jeunes arrivent, surpris et curieux de savoir d’où je vient avec tout ce bordel ?! Ils sont bien cool et me donnent un coup de main pour ramener mon matos a la voiture, en deux voyages c’est réglé . Je passe les coups de fil pour rassurer Charlotte puis prévenir Patrick et Xav que je suis sorti, ils sont bluffés du temps d’explo et de la réussite de l’escalade, mais le plus beau reste a venir : faire l’explo a plusieurs ! Je plie le matos, je passe chez Patrick et Christiane récupérer le reste de mes affaires, j’ai le droit a des sandwichs et de l’eau fraîche pour la route et du gâteau au chocolat pour fêter ça. Je croiserai Patrick de retour de Vercors 2008 ou il a présenter les explos de la douce. Au bord de la nationale on rêve de la suite de cette aventure, rendez vous est pris pour 15 jours plus tard ! Il faudra pour securiser correctement la cavité rajouter 125m de corde et 9 spits plus des amarrages naturels. Avec l’explo et la topo en plus ça devrait donner une aventure entre 15 et 20 heures ! Ça promet ! En l’honneur de Patrick et Christiane j’ai décidé d’appeler le puit que j’ai grimpé « la voie de l’hospitalité. ». Merci a vous deux pour cet accueil et ces bons moments !" A très bientôt en Ardèche !
15 juin 2008
Nouvelles découvertes dans le creux de la Cavale (73)
Plus de 500 de galeries viennent d'être ajoutés au développement du réseau Garde-Cavale qui frôle désormais les 43 kilomètres. En deux sorties, Yann, Manu et Stéphane ont exploré un affluent proche de l'entrée de la Cavale mais qui était barré par 2 courts siphons. Yan raconte :
Vendredi 6 juin 2008
Participants : Yann Tual et Manu Tessanne
TPST : 4h
Un siphon à reprendre à peine à une heure de l’entrée, la proposition de Manu me fait rêver. Cet affluent de la Cavale a été plongé par Pascal Badin du SCS ; les infos que l’on possède sont le franchissement d’un siphon fossile de quelques mètres peu profond mais très boueux suivit d’une courte galerie menant à un deuxième siphon. A 10h30 nous entrons dans la cavité victimes de mon habituel retard, Manu veut sortir pour 14h !!!
Nous sommes déjà équipés de nos néoprènes de 5mm et de chaussures de canyon pour gagner du temps, Manu mène un train d’enfer. Nous traînons deux bi de 2,5l et 4l plus le matos de plongée, en 1 h nous sommes devant le siphon. Manu plonge l’immonde flaque de boue et quelques minutes plus tard viens me chercher. Le S1 fait 3m de long et sa voûte descend 50cm sous la surface de l’eau, 10 ou 15 m de galerie mènent au deuxième siphon. Nous nous trouvons rapidement derrière le S2 (15m /-1m) et entamons la topographie d une jolie galerie fossile permettant en une centaine de mètres de rejoindre le cours actif de l'affluent que nous avions perdu avant les siphons boueux.
Nous commençons à avancer dans une belle galerie dont le sol est recouvert de magnifiques gours. Depuis quelque minute, une idée travaille Manu, il me regarde et me propose de nous arrêter la pour aujourd’hui, c'est tellement sympa et proche de l'entrée que ce serait dommage de ne pas partager ça avec d'autres! J’acquiesce et adhère volontiers à cet état d’esprit que j’apprécie chez « le Man ». Nous mettons un fil en travers de la galerie pour marquer le dernier point topo et faisons demi-tour.
On reviendra avec d'autres plongeurs motivés pour partager cette petite première, qui nous réserve encore des surprises!! Nous décidons de baptiser le réseau « toubib or not toubib » , en clin d’oeuil à loic .Nous repassons le « siphon des proctologues », couvert à sa sortie d’une épaisse couche de boue.
La remontée :
- Version Manu dans un petit compte rendu du soir même :
« Le retour avec yann se fait a 100 km/h, en délirant et en chantant!
Yann était hallucinant, un vrai fou a la limite de la démence! Il fallait le voir pour le croire! Et quelle forme!Ils ont de la réserve ces pompiers... »
- Version Yann
« Manu a entamé le retour dans la rivière façon footing, nous avons tout remonté sauf les bouteilles,Je tentais vainement de suivre son rythme, le souffle court, galvanisé par ses chants d’une imagination débordante,Essayant de deviner, sans y parvenir, parmi ses cris et chants ininterrompus des pauses respiratoires. »
L’absence de témoin ce jour la ne permettra probablement jamais de savoir ce qui s est réellement passé. Seul indice, un promeneur aurait aperçu, sur le bord d’un chemin, à 14h30, deux hommes nus, les visages boueux et hirsutes, se rhabiller sous la pluie qui tombait depuis plusieurs jours sur les Bauges.
Dimanche 8 juin 2008
Lieu : grotte de la Cavale
Participants, Ptit Lips, Manu Tessan, Yann Tual
Apres avoir fait nos sacs sur le parking, nous nous entassons tous les huit dans la kangoo de Man qui négocie le chemin boueux avec efficacité, une glissade, deux rebonds, la petite montée passée de justesse et nous voila tous a pied d’œuvre à l’entrée du trous.
Manu a appelé de nombreux amis plongeurs, pour partager cette exploration, mais seul Ptit Lips a pu répondre présent.Si l’expérience des uns et des autres varie, le petit groupe se retrouve néanmoins assez rapidement et dans la bonne humeur à la jonction avec l’affluent, but de la visite des trois plongeurs, personne ne rechigne à s’engager dans le ramping boueux permettant l’accès au siphon fossile.
Pendant que nous nous préparons, Julien, allongé dans l’argile, plante un spit au plafond pour fixer la corde qui équipera le siphon. Un dernier encouragement de la part de la petite troupe mené par Julien à notre encontre et ces derniers reprennent leur pérégrination vers la rivière.Steph s’engage le premier dans le cloaque et en profite pour relever quelques azimuts.Manu le suit, traînant la corde qui nous permettra de nous haler lors d’éventuelles prochaines plongées car nous plongeons sans palmes.Je rembobine l’ancien fil et les rejoint.
Derrière le S2, Manu propose de laisser Steph, plus expérimenté en topo, prendre les notes, Manu et moi tirons le fil dans la galerie. L’appareil de Manu ayant pris l’eau, nous faisons une croix sur la possibilité d’ajouter des images à celles prises deux jours avant. Le plafond s’abaisse de plus en plus, nous franchissons plusieurs voûtes mouillantes avant de buter, à 200m du S2 devant un S3. Steph et moi tentons une apnée sur quelques mètres, mais restons raisonnable, le franchissement du siphon demande des moyens un peu plus académiques. Apres une courte concertation, nous retournons chercher les 2,5 L de Steph, son petit dévidoir, nos masques, lampes et sécateurs respectifs.
Je franchis le siphon d’une huitaine de mètres, fixe le fil et reviens en arrière, nous franchissons tous les trois le siphon, l’un d’entre nous se chargeant de ramener une des deux bouteille à celui resté en arrière. Nous reprenons notre exploration dans un beau méandre peu large mais à la hauteur respectable, nous perdons l’actif puis en retrouvons un autre, la bobine déroule son fil au grés des visées. Nous butons finalement sur une imposante coulée de calcite. Je reconnais la partie inférieure, franchit deux voûtes mouillantes étroites pendant que Steph escalade la partie supérieure très étroite. La suite, sans pouvoir être qualifiée d’infranchissable n’est pas très avenante et nous en avons assez, le réseau est très aquatique et le froid se fait sentir.
Au retour, nous topographions une galerie parallèle étroite et pénible, dans une couche à rudistes très agressive pour nos combinaisons, Manu repères deux beaux morceaux de polypiers. Il termine de reconnaître par quelques escalades les départs ou puits qui restent encore à explorer, mais nous ne trouvons que des affluents mineurs provenant de réseaux impénétrables. Il plonge enfin un dernier siphon en amont du S3 qui, bien que pénétrable, se révèle étroit et peu engageant.Nous refranchissons les voûtes mouillantes, le S3 par le même système de va et viens qu’à l’aller, à nouveau les voûtes mouillantes puis rapidement les deux siphons d’entrée du réseau.
Nous avons levé les principaux points d’interrogation du réseau. Nous reconditionnons rapidement l’ensemble du matériel et la boue qui va avec dans les sacs, avalons un morceau de chocolat et quelques fruits secs avant d’entamer la remontée. J’essaie de suivre le rythme soutenu des deux affreux qui me précèdent et c’est avec soulagement que je dépose mon sac devant la voiture de Manu.
Nous nous séparons heureux d’avoir partagé cette belle première, permettant d’ajouter, au termes des deux plongées effectuées dans ce réseau, 600 m de nouvelles galeries à La Cavale, sans savoir encore que le soir, une bien triste nouvelle assombrirait cette journée tout particulièrement pour Stéphane, plus proche que nous de Pierrot Rias qui venait de nous quitter.
20 décembre 2007
Commémo à la Combe aux Prêtres
10 ans déjà... 10 ans que je n'avais pas trempé mes bottes dans ce réseau qui avait occupé un certain nombre de week-end lors des explos post-siphon entre 1970 et 1990. Pour l'occasion, nous sommes entrés par le gouffre de la Rochotte ouvert par le SCCM. Un violent courant d'air chaud s'échappe du trou. A -10 m nous retombons sur les spits que nous avions posé lors de l'escalade de la cheminée du Buste, il y a... 32 ans. Au bas, la Cascade gronde sérieusement. Nous filons directement dans le réseau Ben pour faire les photos qui nous manquent. En effet, le but n'est pas vraiment de faire un pélerinage, mais d'essayer de complèter la phototèque qui doit nous permettre de boucler la publication sur l'ensemble du réseau. Ce vieux serpent de mer n'est pas tombé dans les oubliettes, mais d'avoir un peu laissé trainer les choses, le boulot ne s'en trouve pas simplifié. Didier Lefebvre (SCC), N. Pouillot, Bernard et Loïc Le Bihan (SCD) nous accompagnent dans cette petite virée. Pour l'équipe de Savoyards (E. Bunoz, P. et S. Degouve, Nad, D. Troccaz et Y. Tual) c'est une découverte de voir qu'il y a des trous où il ne gèle pas, où on peut se mouiller sans avoir l'onglée et où les collecteurs sont à moins de 100 m de la surface. Seul ombre au tableau, le carbure qui fleurit ça et là en petits tas, témoignant une fois de plus que rien n'est décidemment gagné en matière de respect de l'environnement.
Après avoir mitraillé les galeries sous toutes les coutures, nous ressortons par l'entrée historique équipée pour l'occasion par un sympathique groupe de spéléos luxembourgeois. Un courant d'air glacial s'engouffre dans les puits. L'heure n'est pas à la flânerie, dehors il fait déjà nuit et une big raclette nous attend à la Clairière, une bonne occasion de refaire le monde et de ressortir les vieux souvenirs. Bon, maintenant, nous n'aurons plus guère de prétexte pour ne pas sortir ce maudit bouquin...
(quelques clichés sont présentés dans un album ci-joint)
Patrick Degouve
07 février 2007
Trou du Garde
Samedi 03 février 2007
Participants : Sandrine et Patrick DEGOUVE, Denys BOURGEOIS.
TPST=12h
Pendant qu'Olivier et Poc partent canoter et barboter dans la Galerie de l'Horloge du Pleurachat (bravo encore à eux pour cette sortie de retopo dantesque), Patrick, Sandrine et moi nous retrouvons à 8h00 à la boulangerie-bar de la Féclaz. Objectif : "visite" de la 4ième Rivière. Patrick et Sandrine ne connaissent pas du tout le trou et la sortie a justement pour but de le découvrir. Avant de les retrouver au bar, je m'équipe et descends dans le creux des Clarines où, malgré un débit assez faible de l'actif (environ 0,3 l/s), j'injecte environ 300-
Après une bonne demi-heure de pérégrination solitaire, je rejoins mes deux comparses. L'escalade est déjà enlevée. Au sommet, on franchit une étroiture pas pratique en baïonnette dans les blocs d'une trémie, creusons une étroiture sableuse initialement impénétrable mais ventilée d'un zef net et remontant, et débouchons au sol d'une salle de 13 x 22m. Côté aval de cette salle, un méandre fossile de dimensions modestes redonne, au bout de 30m au plafond de la Quatrième Rivière (à 10 m en hauteur), juste à l'aplomb de la confluence avec l'Effluent. Côté amont de la salle , une escalade en artif sera à faire sur 8 mètres, pour atteindre un beau départ remontant. On tire la topo (77,9m), et on plie les gaules. Il est 17H00. Cela fait plus de 8 heures que le colorant a été injecté. On ne l'a vu réapparaître à aucun endroit. Le Creux des Clarines est situé entre 180m et 300m de distance des différents points où il est susceptible de déboucher dans le réseaudu Garde (4ième Rivière, Effluent, Coyote). Il semble que le débit n'était pas suffisant aujourd'hui pour permettre au colorant de parcourir une telle distance en 8 heures. Il faudra retenter l'expérience dans des conditions de plus hautes eaux.
La remontée s'effectue sans encombre et on sort du trou à 20h45.
Compte rendu de Denys Bourgeois (S.C.S.)
18 janvier 2007
Prérouge, arrêt sur S11
Voici la copie d'un message de Manu suite à ses derniers exploits à Prérouge.
"pour pre rouge j'ai bien calculé et c'est passé, conditions exellentes malgré un peu de debit dans la riviere au fond.
bilan pour faire court avant un vrai cr :
4 porteurs avec moi jusqu'au s1 (bozo, yan tual et deux collegues pompiers, ah! ces pompiers on ne ferai rien sans eux!), apres je suis parti seul, avec bi 9 s1 s2 et bi 4 pour aller au fond.
Rentré sous terre à 10h30, plongée s1 à 12h, arrivée s5 à 15h, depart pour la pointe à 15h30, arrivée devant s8 1h apres.
s8 10m -3, lac 15m galerie 3m diametre, s9 deux entrées, 50m -8, sortie salle 5 par 10, au dessus depart 30m deniv positif, 60m dev, tout droit dans riviere, 30m arret sur s10, 20m avant en rive gauche, depart dans pendage, diam 1.5m, 40m deniv+, dev 60m, arrivée dans grande salle, 15m de large, a gauche la riviere qui coule sur le pendage, a l'aval je retombe apres 40m de deniv- sur l'autre coté du s10, a l'amont poursuite de la galerie dans le pendage, env 30m pour 20m deniv +, arrivée a carrefour, a droite conduite fossile 7m haut, 2 a
a gauche je poursuis la riviere dans galerie en oeil diametre 2, je retrouve au plafond l'arrivée de l'amont de la galerie fossile; ça s'agrandit, passage d'une vasque et d'une marmite, ressaut 2m, et magnifique galerie en oeil avec coups de gouges diametre 4, qui donne dans s11!!!
il est 18h30, je sais que tout le monde va me pourrir, mais tant pis je decide de rentrer sans faire la topo...si je peux eviter de plonger les s2 et s1 a 4h du mat, je suis preneur!
le reste va pas mal, je laisse devant s5 3 4l gonflées( pour info pour passer s5,6,7,8,9 il faut un bi4 et une 2.5l), et je rentre tranquillement.
qui a dit que c'etait loin?
le prochain objectif pour cette année sera la topo de la zone du fond par deux personnes, de façon a presenter un travail correct a tout ceux qui nous aident dans cette belle aventure!!!
j'avoue que le reve du s11 a deja commencé, le fond on se croirait a goule noire!!!
A+MAN...plus long que prevue."












