Dimanche 23 Octobre 2016

Participants : Pascale Bottazzi, Julie Siegel, Yann Gardère et Paul Bailleul

Boue n.f.

1 : Poussière ou terre détrempée formant une couche grasse à la surface du sol : « Patauger dans la boue. »

Après une 1ère sortie 3 semaines plus tôt, tout était clair dans ma tête, plus jamais je ne remettrais les pieds à l'Ours Rouge... mais les anciens savent bien comment motiver les jeunes avec quelques mots clé bien choisis « 1ère, large , facile ».

C'est donc sur cette promesse de 1ère glorieuse que nous partons sur les chemins boisés du Margeriaz, en espérant que les chasseurs trainant dans les bois ne nous confondent pas avec un quelconque sanglier. Le soleil et la douceur de cette belle journée d'automne donneraient presque envie de rester à l'entrée du trou avec un bouquin et une bière... mais une fois rentré sous terre tout ça s'évapore et ne reste que le bruit des gouttes, le cliquetis du matériel et le raclement des corps contre la roche.

Nous profitons de la descente pour « consolider » un des amarrages du pont de singe et installer une corde au niveau d'un ressaut un peu expo. Arrivés à l'étroiture qui nous avait stoppés la fois dernière, il n'en reste qu'un tas de cailloux au sol grâce à l'équipe du weekend dernier, elle donne sur un beau P8 avec continuité visible en face de nous dans le méandre à 5m du sol. Un fractio est installé à mi hauteur du puits pour faire partir une main courante jusqu’au départ du méandre, le passage est plutôt sportif en opposition sur les 2 parois.

Le méandre qui paraissait large au premier abord se rétrécit très vite, il est tapissé de boue qui scotche la combinaison à la paroi et rend la reptation difficile, 10 m plus loin une sévère étroiture est élargie au marteau pour donner sur un beau P15.

A cet endroit la boue disparaît, le puits est descendu mais le méandre qui suit est impénétrable, une partie en hauteur demande à être élargie pour passer... du gros boulot. 2 amonts sont visibles, le premier est exploré sur une dizaine de mètres avec une escalade facile mais devient impénétrable sans courant d'air... le second, un peu plus en hauteur demande une escalade en artif sur 5-7m mais il est d'un volume plus intéressant. Il est temps de remonter, la fatigue se fait sentir et il reste du chemin jusqu’à la surface, avec une boue tenace qui s'agglomère sur tout le matériel et ralentit la progression.

Nous sortons vers 3h00 après 14h00 sous terre, bien rincés et avec 10kg de boue par personne, l'Ours Rouge c'est terminé je n'y remettrais plus les pieds... enfin jusqu’à la prochaine.

 Paul

bain de boue cheminée de premiereboulette premier metre de premiere

propre 

puit terminal ours rouge au 22102016 yann