Dimanche 6 mars 2016

Participants : Julie Siegel notre guide (CAF Albertville), Pascal Badin, Christian Hermen et Jacques Nant (S.C. Savoie)

TPST = 7 h 

Après avoir retrouvé Julie sur le parking, on se prépare dans la froidure du matin. 9h36 Craquette attaque en premier dans l’entrée suivi de Julie puis moi et Pascal ferme la marche. La première corde est glacée et il faudra penser à déséquiper en hiver vu le fort courant d’air qui pénètre dans cet orifice tout neuf. Vers 10 h Julie passe le boyau précédant le sommet du P 41, second passage étroit après la fameuse étroiture où Hélène profite à chaque fois de son chevalier servant. La suite ne sera qu’une succession de jolis puits en éteignoirs souvent concrétionnés et séparés par des passages désobstrués, humides ou encore trop étroits, pour une classique ouverte à tous. Vers 10h40 on est à la jonction après que Craquette se soit encore un peu plus luxé l’épaule dans le dernier passage bas où il faut se pousser à gauche si l’on veut trouver le seul point possible. La boue fait son apparition et les gros volumes du réseau de la Méduse aussi. Cette dernière est vite rejointe mais finalement elle est double et je repère mes deux petits cairns posés là le jour de la première.

On part se balader en amont, le collecteur gronde, l’ambiance est bien là comme avant lors de nos premières investigations. On parle topo avec Julie pendant que les deux compères tentent sans succès d’aller plus en amont au risque de se tremper. On trouve un petit bout de cordelette rouge et jaune dans le passage entre le collecteur et le bas de la Méduse. Je pense reconnaitre un morceau de celle qui équipait le toboggant entre le P3,5 et le P10 comme quoi les grosses crues peuvent passer par là et même par le FE ça doit craindre beaucoup pour aller à Fitoja. On file en aval et après la descente du ressaut on se trouve en rive droite alors pour pas se mouiller il faut traverser sur des blocs et rejoindre une vire côté gauche. On la suit sur une 20 taine de mètres et il faut de nouveau traverser la rivière pour rejoindre la tyrolienne qui traverse pour rejoindre l’autre rive au-dessus du lac. Aujourd’hui il est 1 m plus bas selon les traces de mousse sur la paroi. Tout le monde traverse à pieds avec de l’eau aux genoux sauf moi qui n’ai pas le droit de me mouiller le pied gauche au risque de rechoper une engelure alors je tente la tyrolienne et me retrouve relativement facilement de l’autre côté, bon dernier. Pascal m’a pris mon sac et c’est tant mieux. La plage est là bien ensablée comme dans nos souvenirs et avec Craquette on s’amuse à genoux en délirant comme la première fois tandis que Julie nous photographie.

Puis on entre dans Fitoja d’abord couverte de blocs avec la rivière sur notre droite puis petit à petit des concrétions apparaissent, de plus en plus nombreuses et nous photographions chacun de son côté flashant en tout sens mais jamais dans le vide tant il y a du noir et du brouillard empêchant nos flash et nos ultras de donner toute leur efficacité. La suite en image jusqu’au fond où un plan d’eau calme nous arrête, et peu avant des fistuleuses sont estimées à plus de 4 m de haut ! Toute la paroi gauche mérite d’être visitée et sur la fin le cheminement des floquettes devra être détourné de ce côté de l’avis de chacun pour descendre par une grande coulée blanche et éviter en plus le passage dans les grands gours. La bouboule de 30 cm de diamètre L’œuf au plat Les assietes empilées Le candelabre La main des Dieux Les gours La citadelle L’huitre perlière Le grand porte bougie Les rides de la terre Les petits gours merveilleux Les grands gours fastueux Les trompettes à pipette Le vieux crunch du fond et les jeunes fistuleuses Julie et les empreintes Les chandeliers de l’éternité Le paquet de spaghettis renversé la bibitte à Fito la vérole à toja La dentelle des fées et le plan d’eau terminal qui n’existait pas lors de la première Photo avec mon vieil appareil et franchement FITOJA mérite encore bien mieux que cela.

Pour finir on se balade dans la galerie inférieure de la Méduse, prenons le chemin du ciel puis sortons sans encombre à 16h38. Dehors il se met à neiger on prend l’option par le long de la barre et trouvons à mi-chemin un balisage ONF par trait rouge qui passe sur une voie large et plane bien réinvestie par la végétation mais qui rejoint le chemin juste au départ avant le bassin, très bon itinéraire à élaguer et évitant les prairies, la descente et la remontée qui s’en suit. Retour aux voitures, change glacial, réhydratation à la bière apportée par Pascoual, on quitte Julie avant qu’elle ne perde les mains et basta vivement la prochaine visite. Merci Julie d’avoir été notre guide et notre conseillère dans les passages ad Roc. Jaco Craquette et Julie se feront sans doute un plaisir d’étoffer ce CR par leurs propres photos.

Jacques Nant