Samedi 28 novembre 2015

Participants : Julie Siegel, Paul Bailleul et Yann Gardère

Ça y est on y est! 
Plusieurs fois reporté pour cause de météo avec des limites pluie neige peu engageante, ce we s'annonce radieux pour la Litorne avec un peu de neige pendant 2 jours. 
L'objectif étant de connaitre par la voie (normale) afin d'admirer les nombreuses concrétions de la salle Fitoja, ce qui est plutôt rare pour les Bauges... 
Donc nous voilà nous 3 Paul, Julie et moi partis pour cette petite expédition, nous prévoyons une sortie de 12H afin de rester une heure ou 2 en bas. Quelques échos auront dit que suite au secours de Rémi c'était de la rigolade désormais... 
Ayant fini l'équipement de l'entrée, nous nous retrouvons pratiquement de suite au P50 qui est fractionné en 3, une mise en bouche qui nous mettra immédiatement dans le bain. La réception se fera sur une petite vire fort sympathique qui se terminera dans une galerie un poil labyrinthique, à tel point que Paul aperçut une lumière venue d'ailleurs, était-ce un spéléo en déperdition ? finalement ça ne sera que Julie qui le suivait :-) 
Passé les rondins de bois au sol, la continuité se fait dans un trou au sol descendant directement au méandre de l'épouvantail à moineaux, méandre doux et délicat qui passera plutôt inaperçu. 
Un petit puits remontant et nous nous retrouvons devant un petit passage marqué d'une flèche vers le bas, nous nous interrogeons; serait-ce le laminoir tant convoité ? Il s'avère que oui! la première partie est plutôt lisse et cela avance assez bien en glissant... le laminoir est entrecoupé de 2 puits qu'il faudra passer façon pont de singe pour accéder à la deuxième partie qui ressemble à la première, la troisième partie sera sableuse avant d'arriver dans une galerie plus spacieuse. 
Nous arrivons dans la rivière des tiercelets, l'effet est saisissant, c'est un méandre très très long, jamais étroit, jamais super large, mais par contre orné de coups de gouge qui donnent un bel effet, rapidement nous mettons les pieds dans l'eau pour finir jusqu'au bassin, de nombreuses vasques sont à passer en ressauts, et l'ambiance devient canyonning. Le débit de la rivière augmente à chaque nouvel amont rencontré, l'ambiance change au rythme des cascades, cela devient assourdissant et de plus en plus aquatique. Le début de la rivière était sympathique mais nous sommes bien content d'arriver au bivouac pour casser la croûte, tout mouillés... cela va sans dire... 
L’accalmie sera de courte durée nous voilà replongés dans le bain dans une atmosphère humide, mais là c'est le collecteur qui est en approche! Rivière déchaînée et bruit du tonnerre, ambiance garantie, nous savons que l'objectif est en approche... Il est temps de regarder au plafond si les étoiles pointent leur nez... 
Passé la vire à Bozo, un magnifique P20 nous mène droit au fond du collecteur, l'ambiance est tout de suite plus calme, la rivière déchaînée vu d'en haut est beaucoup moins impressionnante d'en bas :-) 
A partir de là, nous la descendons tranquillement, quelques cordes sont tonchées et coupées par les précédentes crues, nous avions prévu du change que nous installerons temporairement le temps de notre incursion. 
Nous sommes au fond du collecteur, un passage entre quelques blocs remontant nous mène dans une nouvelle salle, une plage de sable fin apparaît, nous sommes dans les Caraïbes! Les plafonds ne sont plus là, tout s'est volatilisé... 
Nous sommes enfin à Fitoja, environ 5H après notre entrée. La salle est plutôt étroite et très très longue... 
Ce ne fut pas l'idée que je m'en étais faite, une déception s'installe que je ruminerai pendant un bon quart d'heure. 
Certes tout est exceptionnel ici, tout est démesuré, c'est hors du commun, mais l'imagination voyait encore plus grand, plus beau, plus grandiose! Le summum quoi ? 
Bon, la visite continue, quelques photos ou vidéos seront prises, mais en sachant d'avance que cela ne donnera rien malgré déjà un bon éclairage. Les souvenirs ne resteront que dans la tête. Nous visiterons jusqu'au fond de la salle qui sera notre terminus avant de futures explorations plus lointaines. 
L'envie de remonter n'est plus la même qu'à la descente, des visions de remontées de cascades, laminoirs, méandres et un bon P50 achèveront le tout. 
Doucement mais sûrement, nous franchirons tous ces obstacles, la fatigue se fera de plus en plus présente et sera rythmée de collations et de rafraîchissement. 
Nous pensons régulièrement à Rémi et l'interminable remontée qu'il a du subir... 
Arrivés au sommet du dernier puits à l'entrée, le coup de grâce sera une gélification instantanée des doigts au vu du bon courant d'air glacial communiquant avec l'extérieur. 
Cette sortie aura été longue et globalement difficile au vu de la fatigue qu'elle engendre, certes quelques passages ont été élargis suite au secours de Rémi, mais elle n'est pas à la portée de tous, une bonne préparation physique restera indispensable quoi qu'il en soit. 
Avec des souvenirs pleins la tête nous retrouvons la voiture sous un ciel étoilé. Le dodo sera largement mérité et le réveil se fera courbaturé... comme passé dans une machine à laver dira Paul :-)

YaGa

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