Lundi 26 mars 

 Participants : Yann G, Yann T, Meuleu,

 Tpst : 10 h

 Pour une fois nous partons tôt, tous les sacs étant déjà prêts. Il faut dire que l’objectif est relativement ardu, près de 300m de corde (nous avons privilégié du petit diamètre, 8.5 mm réussissant ainsi à tout  faire tenir dans 3 kits) et 50 amarrages sont nécessaires pour équiper la cavité jusqu’à près de 400m de profondeur.

Apres avoir patienté un peu dans les habituels bouchons à Grenoble nous mettons 1h 30 du parking pour accéder à la cavité, la neige est encore bien présente dans le couloir final.

Nous nous équipons et partons rapidement, la descente est ralentie par quelques hésitations dans la partie labyrinthique  et un peu pénible du début de la cavité.

Une fois la galerie des fleuves impassibles atteinte, la progression se fait aisément, alternant  puits, pendules ou galeries de belle taille, jusqu’à atteindre le fameux Black hole, ce large puits de 100 m de profondeur.

Même si nous sommes habitués aux verticales, nous soignons les amarrages de notre corde avant de nous pendre au dessus de ce vide impressionnant.

La descente est longue, le fil qui nous retient, lui  parait tout de même mince dans cet immense vide.

Arrivés au fond nous observons quelques petits buissons d’aragonite puis nous continuons la descente par des étroitures et quelques ressauts jusqu’au labyrinthe de diaclase vers – 390 m.

La remontée du Black hole soumet nos bras à rude épreuves, nous continuons la remontée en déséquipant la cavité.

Nous hésitons beaucoup moins pour retrouver notre chemin vers  la sortie que nous atteignons dans la nuit vers 20 h 30.

La vue du porche de la cavité sur Grenoble et ses lumières est magnifique, ces moments aussi nous font aimer notre activité.

La descente nous parait longue (une heure) malgré un rythme qui nous semblait bien honorable.

Nous rentrons en Savoie fatigués mais ravis de cette incursion dans cette cavité qui recèle bien des attraits.