Samedi 3 octobre 2009 :
Grand beau temps sur les Glières et sécheresse prononcée. Ce sont les conditions idéales pour retourner travailler au fond du gouffre des Cartouches. Nous sommes 3 : Dom Boibessot, Patrick et Sandrine Degouve. Nous entrons dans le gouffre vers 10 h 30. Au bas du premier puits, le glacier a encore fondu et les déviateurs sont de plus en plus sportifs à passer. En une petite heure nous sommes au fond à  -155 m. Au premier abord, le travail paraît plus important que prévu car le passage étroit qui barre le sommet du puits mesure plus d'1,5 m. Derrière, il y a une verticale d'environ 10 m. Il nous faudra revenir à la charge par deux fois. Heureusement, il y a de l'air et les gaz sont vite évacués. Finalement ça passe et vers 14 h nous pouvons goûter à la première. N'ayant pas beaucoup de corde, nous l'économisons au maximum. La première verticale fait 11 m. Au bas nous agrandissons la tête du puits suivant qui se développe le long d'une fracture bien marquée. Nous descendons encore de 22 m jusqu'à un large palier qui doit être bien arrosé en crue. Entre les mains courantes, et les fractionnements, nous avons consommé tout notre stock de corde. Le ressaut suivant (7 m) est descendu en oppo mais au bas, nous sommes obligé de nous arrêter définitivement au bord d'un nouvel à-pic estimé à une quinzaine de mètres. Dom fait une petite traversée en direction d'un puits parallèle mais là aussi, il faudrait équiper. Nous sommes à -206 m et rien indique encore la destination de ce gouffre. Nous ressortons à la nuit tombante après 9 h d'explo.

Patrick Degouve